Les MNA de Goutte d’or : intégrations chaotiques et paradoxes de « l’adulticité »

Par Alix Deswaziere, Damien André
Français

Par les figures de l’envahissement, du rebond sans fin, de l’adresse, des intégrations chaotiques, par l’accrochage à la croyance et à l’animisme, le film Goutte d’or (2023) permet aux cliniciens de porter un regard neuf sur leurs pratiques. La vision du film permet d’interroger la place du mythe à l’intérieur de celles-ci. L’œuvre est envisagée par les auteurs comme une interface de traduction, entre eux, entre eux et le lecteur, entre eux et les MNA, de sensations-perceptions ressenties par les équipes dans les dispositifs de soin et de recherche. Des dispositifs à destination de mineurs non accompagnés, en situation d’errance et/ou de judiciarisation, convoquent la question du corps, du sensoriel, de l’animisme… Des sensations issues du dépôt de contenus chaotiques, liés aux parts archaïques de la vie psychique, aux parcours d’exil, mais également aux accélérations déréalisantes et aux paradoxes de l’accueil. Les auteurs introduisent ainsi les figures du mythe et de « l’adulticité », comme éléments différenciateurs entre dedans et dehors, entre autonomie et soumission, entre vie et mort, entre humain et inhumain, entre ordre et chaos, entre puissance et destruction.

  • intégrations chaotiques
  • paradoxes de l’accueil
  • mythes
  • adulticité
  • langage scénique
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