Le Féminin pulsionnel comme opérateur du chaos pubertaire
Cet article envisage le Féminin pulsionnel comme opérateur central du chaos pubertaire, entendu comme un temps inaugural de décomposition des organisations libidinales infantiles. Caractérisé par sa qualité réceptive, le Féminin pulsionnel impose une contrainte durable de travail psychique, exposant le sujet à un risque spécifique d’effraction. Il réactive les traces de la séduction originaire et engage un mouvement régressif vers des matériaux psychiques archaïques, conceptualisés ici à partir de la Chora sémiotique et du processus de l’informe. Ce travail psychique constitue une condition d’accès à une position dépressive mature, subordonnée à la tolérance des positions passives et réceptives. Chez l’adolescente, l’expérience menstruelle apparaît comme une figuration paradigmatique de l’effraction du Féminin pubertaire. À partir de la clinique, nous interrogerons les aménagements phobiques observés chez l’adolescente ménarche, en lien avec le refus du féminin et les points d’achoppement du voilement du Féminin pubertaire. Nous montrerons enfin comment la réceptivité transférentielle, inscrite dans le travail du féminin de l’analyste, soutient la métabolisation des angoisses archaïques et favorise l’élaboration de la dimension dépressive du travail du féminin.
- féminin
- adolescence
- pubertaire
- transfert
- réceptivité
